Les bons réflexes pour réussir vos intercultures

Les semis des intercultures interviendront régulièrement dès les parcelles moissonnées (et parfois même avant), et SAATEN-UNION vous livre ici quelques recommandations et points de repères avant leur réalisation.

L’espèce certes, mais la variété aussi !

Toutes les moutardes ne sont pas équivalentes, et il en est de même pour les différentes espèces utilisables en interculture. Aussi il est important de prendre en compte les caractéristiques de la variété au moment de faire son choix : rapidité de couverture de sol, tardivité à floraison, capacité anti nématodes,… conditionneront le bénéfice agronomique et feront la satisfaction, ou pas, de l’utilisateur.

Assurer la destruction des nématodes, c’est possible !

En l’absence de tout couvert (sol nu), la plupart des nématodes se multiplient, et leurs populations augmentent. Certains couverts permettent de limiter le développement des populations ; tandis que d’autres permettent de véritablement les diminuer. C’est le cas des moutardes et des radis anti-nématodes. Grace à eux, et s’ils sont laissés suffisamment longtemps dans la parcelle, la population d’Heterodera schachtii diminue. La diminution est d’autant meilleure pour les couverts de classe 1 : elle dépasse alors 90 %.

Le spectre d’action anti parasitaire n’est pas limité aux seuls nématodes de la betterave :

Certains radis permettent la réduction des populations de nématodes de la betterave, mais aussi d’autres nématodes. Ils sont dits « multi résistants » à l’exemple de la variété CONTROL. D’autre part, les couverts ont régulièrement des effets directs ou indirects sur certaines maladies du sol. Un effet indirect est par exemple le fait que le couvert améliore la circulation de l’eau et de l’air, empêchant ainsi d’avoir des conditions favorables au développement de certains micro-organismes pathogènes. L’utilisation des intercultures mérite ainsi une attention toute particulière en rotation pomme de terre ou légumes, les couverts pouvant alors être d’excellents partenaires.

Partenaire du programme européen Best4Soil, PH PETERSEN, membre de SAATEN-UNION, connait bien ces impacts des couverts et les bénéfices attachés pour l’agriculteur.

Densité de semis et action anti-nématodes :

Afin d’optimiser l’efficacité anti-nématodes des couverts dédiés (variétés de moutardes et radis sélectionnées à cet effet), il est important de respecter les densités de semis recommandées. En effet les nématodes sont peu mobiles dans le sol, et une trop faible densité de plantes signifierait une trop grande distance entre l’emplacement du nématode et celui de la racine du couvert, ce qui viendrait immanquablement réduire son efficacité sur la population de ce parasite.

Densité de semis et destruction du couvert :

Un couvert de radis demande que la densité de semis soit respectée pour une autre raison : si elle est trop faible, les racines des radis seront d’un diamètre plus gros, ce qui, en tendance, rendra leur destruction plus difficile.

Destruction du couvert par le froid :

La tolérance au froid des couverts varie selon leur nature. Choisir un couvert sensible à des températures proches de zéro facilite sa destruction par le froid, y compris en zone Sud.

SAATEN-UNION vous livre quelques valeurs repères :

Jouer la complémentarité, c’est bon pour la biodiversité, mais pas uniquement :

Les espèces utilisables en tant que couvert d’intercultures sont nombreuses, et chacune a ses propriétés, atouts et limites. Les associer peut être une bonne idée à plus d’un titre. C’est bien sûr justifié en termes de biodiversité. C’est également intéressant en termes de complémentarité des chevelus racinaires : alors que les crucifères proposent un système racinaire traçant, les graminées ou la phacélie offrent un réseau fasciculé. Les profondeurs d’enracinement sont également variables, et se complètent.

Associer des légumineuses aux graminées et/ou aux crucifères permet aussi de jouer les synergies : l’azote capté par les légumineuses profitera à la croissance des autres plantes de couverts et au reliquat azoté de l’interculture.

Les mélanges VITERRA développés par SAATEN-UNION proposent des mélanges éprouvés et adaptés aux différents contextes d’utilisation. SAATEN-UNION peut également proposer aux Distributeurs et sous conditions de volumes des mélanges à la carte.

Vous voulez en savoir plus ?

Ecoutez Sophie FALLIERES, Chef marché Intercultures, dans notre podcast « Expertise PMS ».