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Catalogue 2017

Blé hybride



Variétés de Blé hybride
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L'hybridation du blé par la technologie CROISOR®100

L’hybridation par voie chimique est aujourd’hui la seule technique en Europe pour une production à grande échelle des semences de blé hybride. Le seul agent chimique d’hybridation aujourd’hui utilisé est le CROISOR®100, propriété de SAATEN-UNION depuis 2005.

La force de l'hétérosis

Le blé hybride s’obtient par le croisement de deux lignées de blés : la lignée femelle (ou porte graines) et la lignée mâle (ou pollinisateur). Le grain récolté sur le porte graine constitue la semence hybride. Combinant les gênes des lignées parentes, l’hybride bénéficie d’un potentiel supérieur en termes de rendement, de régularité ou de qualité de grains, c’est ce qu’on appelle l’effet d’hétérosis.

 

Une sélection exigeante

Molécule de Sintofen, matière active de l'ACH Croisor®100
Molécule de Sintofen, matière active de l'ACH Croisor®100

SAATEN-UNION crée chaque année 2 000 à 3 000 nouveaux hybrides. Les croisements les plus performants sont testés pour leur aptitude à la production de semences dans les différentes conditions agro-climatiques françaises et avec différents dosages de l’ACH CROISOR ®. C’est finalement moins d’une dizaine de croisements qui seront retenus au bout de 3 années de tests.

 

Une innovation exclusive

Application du CROISOR®100 sur bande femelle
Application du CROISOR®100 sur bande femelle
L’application du Croisor®100 est une technique d’hybridation tout à fait exclusive. L’utilisation de l’agent chimique d’hybridation (ACH) est comparable à celle d’un régulateur de croissance qui inhibe la formation de grains de pollen viables et permet de produire un blé « mâle-stérile » (ou porte graine). Dans le champ de production, les deux blés lignées sont semés en bandes alternées de 4 à 8 mètres de large. Le porte graines est traité avec l’ACH et sera fécondé par le blé des bandes «mâles » adjacentes.
 

L’application du Croisor®100 est délicate et nécessite en outre l’utilisation d’adjuvants pour en améliorer la pénétration. L’usage du Croisor®100 est réalisé à un stade très précis du développement des plantes et à une dose optimisée en fonction de la génétique utilisée et des contraintes climatiques rencontrées. L’équipe production de SAATEN-UNION associée aux techniciens agréés des établissements encadrent étroitement cette intervention pour en optimiser le résultat.

 

Le contrôle d'hybridité

Un contrôle de l'hybridité par la pose de cages anti-pollinique sur la bande traitée
Un contrôle de l'hybridité par la pose de cages anti-pollinique sur la bande traitée
La réglementation exige qu’au moins 90% des grains récoltés soient issus de la fécondation croisée. La réussite du traitement est contrôlée par la pose de cages anti-polliniques dans les bandes traitées dans lesquelles sont disposés plus d’une vingtaine d’épis « témoins » (qui ne recevront pas de pollen). Après la pollinisation, sous ces bonnettes, si les épis ne contiennent pas ou peu de grains c’est qu’ils sont stériles et donc hybrides. On peut tolérer quelques grains sous ces cages anti-polliniques mais au-delà d’1 grain/épi, la parcelle ne peut être validée en l’état, et doit faire l’objet de tests complémentaires pour confirmer le niveau d’hybridité (électrophorèses).

 

Les axes de développement

En 2011, le SINTOFEN, molécule active du Croisor®100 a été inscrite à l’annexe 1 de la directive EU 91/414 ce qui assure l’avenir de cette technique d’hybridation. La recherche tend à toujours améliorer l’efficacité du traitement Croisor® 100. C’est ainsi, qu’ASUR, le nouvel adjuvant associé au Croisor®100, en facilite la pénétration et permet d’en diminuer la quantité appliquée à l’hectare.